Krill et bienfaits des Omégas 3

Krill est le nom générique de minuscules crevettes peuplant les eaux froides de l’Antarctique, composées essentiellement d’acides gras oméga-3 à longues chaînes, comme l’EPA et le DHA, dont les vertus bénéfiques et pluripotentes ne cessent d’être démontrées.

  • Krill, en norvégien, signifie “nourriture de baleine”, même si les manchots, les phoques, les oiseaux marins et les saumons en consomment également.
  • L’huile de krill de l’Antarctique, Euphausia superba, est produite à partir de krill surgelé, broyé et soumis à extraction. Les protéines et autres composants du krill sont éliminés de l’extrait lipidique par filtrage, ce qui permet de garantir une huile irréprochablement pure, sans dioxines, ni métaux lourds, ni PCB. Notre krill est de source norvégienne et garanti sans résidus de polluants.

De quoi est composée l’huile de krill ?

  • L’huile de krill est essentiellement constituée d’acides gras polyinsaturés, EPA et DHA. Un gramme d’huile de krill apporte environ 160 mg d’EPA et 60 mg de DHA, et participe ainsi aux recommandations nutritionnelles internationales relatives à ces deux acides gras à longue chaîne, qui sont de l’ordre de 500 mg/j.
  • Toutefois, ce qui différencie l’huile de krill des huiles de poissons, c’est son importante teneur en antioxydants et en phospholipides. Ces composés rendent l’huile plus stable, préservent l’intégrité des fragiles acides gras et améliorent leur biodisponibilité. En effet, ce sont les phospholipides (au moins 40 % dans l’huile de krill), et eux seuls, qui assurent le transport des acides gras vers leurs cibles, les membranes cellulaires, et qui jouent un rôle protecteur essentiel des neurones cérébraux.
  • La valeur ORAC de l’huile de krill est de 378 unités par gramme, soit approximativement celle du kiwi. Le principal antioxydant présent est l’astaxanthine (1,5 mg/g), un composé de la famille des caroténoïdes. L’astaxanthine est un antioxydant majeur et spécifique de la vision et de la peau, toutes deux soumises aux radiations UV du soleil. Elle est aussi couramment recommandée en cas de fatigue oculaire ou de DMLA puisqu’elle augmente le flux sanguin dans la rétine et protège les tissus du cristallin contre les effets néfastes des radicaux libres.

Pourquoi consommer de l’huile de krill ?

  • Pour ses actions sur l’inflammation chronique

• L’inflammation chronique fait le lit des maladies dites de civilisation : maladies cardio-vasculaires, arthrite… Selon plusieurs études, la prise d’huile de krill permet de diminuer l’inflammation au niveau du cœur et du système vasculaire. Lors de l’évaluation des allégations de santé, l’EFSA l’a même reconnue comme une substance protectrice contre le risque cardio-vasculaire. Elle s’avère donc utile après un infarctus du myocarde ou simplement pour prévenir les risques cardio-vasculaires liés à l’inflammation chronique.

• Le deuxième volet d’une inflammation chronique est son impact direct sur les articulations, et en particulier sur les symptômes de l’arthrite et de la polyarthrite rhumatoïde. La prise de krill pendant un mois permet de réduire de 30 % les taux de protéine C-réactive (CRP), un marqueur physiologique des processus inflammatoires. Ainsi, prise pendant quelques semaines, l’huile de krill diminue la douleur et la raideur au niveau des articulations arthrosiques et permet une réduction de la consommation d’anti-inflammatoires.

  • Pour lutter contre l’hypertriglycéridémie et l’hypercholestérolémie

Selon les résultats d’une étude, l’huile de krill aurait la capacité de supprimer chez les rats la stéatose du foie (l’engraissement) induite par un excès de consommation de mauvaises graisses. De plus, selon d’autres recherches, sa consommation pendant trois mois permet de diminuer de façon significative les taux de LDL-cholestérol (moins 18 %) et de triglycérides sanguins (moins 27 %) à raison d’une prise de 2 à 3 g par jour. Ces résultats démontrent clairement les effets bénéfiques de l’huile de krill sur l’accumulation de graisses dans l’organisme et sur la réduction des rechutes et des risques de décès après infarctus du myocarde.

  • Pour soulager les syndromes prémenstruels

• Au cours d’un essai, réalisé sur soixante-dix femmes au Québec, les chercheurs ont constaté que l’utilisation quotidienne d’huile de krill avait notablement amélioré les symptômes prémenstruels ainsi que les douleurs pendant les règles (dysménorrhées).

  • Pour son action bénéfique sur le plan émotionnel

Des chercheurs ont préconisé l’usage de l’huile de krill dans le traitement de certains désordres psychiques (dépression, troubles bipolaires…). Ces effets bénéfiques sur les manifestations émotionnelles ont été rapportés aux phospholipides qui permettraient aux oméga-3 de traverser la barrière naturelle qui, normalement, les empêche de pénétrer dans les neurones du système nerveux central. Toutefois, de plus amples études sont encore attendues pour étendre et conforter ces résultats.